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Signes et balises


Chères et chers ami(e)s,

Si les nombreux salons auxquels les éditions Signes et balises devaient participer ce printemps (salon de Paris, salon de Dax, salon de Dieppe, rencontre chez Zenobi etc.) ont dû être reportés ou annulés, si les librairies ont dû fermer – mais ne perdent rien pour attendre dès le 11 mai, du moins espérons-le, et pratiquent pour beaucoup la vente sur le pas de la porte –, le travail ne manque tout de même pas dans l’arrière-boutique.

Aussi, voici de bonnes nouvelles qui signalent que les choses avancent malgré tout et que l’invention et la créativité ne sont pas en reste.

Pour commencer, une initiative d’Étienne Gomez, traducteur de Le Garçon en polaroïds de Shaun Levin : un blog où sont invités les traducteurs à relater leur expérience de travail, Translator’s lodge (L’atelier du traducteur), et la transcription de la rencontre autour de ce livre à la Maison de la culture yiddish, avec Cécile Never et votre serviteure. C’est ici.

Ensuite, la tribune lancée par plusieurs éditeurs indépendants et signée par plus de 300 autres éditeurs, dont Signes et balises, autour de cet écosystème bien particulier. C’est un texte fort qui montrent que ces éditeurs vont de l’avant : ils proposent une réflexion de fond sur la situation, sans doute catalysée par la situation actuelle de crise sanitaire (et économique, et sociale et…), mais qui résulte de constats et de questionnements menés depuis des mois voire des années. La tribune, parue dans le journal l’Humanité, est ici. N’hésitez pas à la soutenir. Nous vous rendrons compte au fur et à mesure des travaux entrepris, de la réflexion et des actions menées.

Ensuite encore. Parmi les manifestations auxquelles Signes et balises devait participer figurait le festival Colères du présent à Arras les 1er et 2 mai. Virginie Symaniec y était l’une des grandes invitées, en tant qu’éditrice (Le Ver à soie) et auteure de Barnum. Le festival s’est reconverti en webfestival. Est en cours le montage d’un enregistrement de Virginie Symaniec interviewée par Julien Delorme, grand diffuseur de textes de qualité : à surveiller sur le site de Signes et balises, la publication est pour tout bientôt.

C’est d’ailleurs le moment d’annoncer que la participation au prix Hors Concours pour lequel Barnum est sélectionné est ouverte. En vous inscrivant, vous recevrez en juin (c’est demain !) le volume des 40 extraits de livres de la sélection et pourrez voter pour vos 5 préféré. Savez-vous qu’il y a très peu (voire aucun ?) prix littéraire auquel les lecteurs sont ainsi invités à se prononcer ? autant dire que c’est un prix vraiment démocratique, et c’est d’autant plus remarquable que les œuvres et les maisons d’édition sélectionnées sont de la meilleure tenue.

Vous avez eu la patience de lire cette lettre d’information jusqu’ici. Soyez récompensés par ce message :

“Comment tu fais pour imaginer le vert ? ai-je demandé un jour à une petite aveugle. Elle a pris une feuille d’olivier et l’a mâchée. Âcre, m’a-t-elle dit. Âcre… Et le rouge ? ai-je risqué. Le rouge, m’a-t-elle répondu, je le vois. Je vois seulement le rouge. L’imbécile que j’étais croyait qu’elle ne connaissait que le noir.” (lettre de Nikos Kavvadias à M. Karagatsis, 1953, trad. du grec par F. Bienfait ; à paraître en octobre aux éditions Signes et balises).

Bonne traversée à tous, et n’oubliez pas que les librairies rouvrent le 11 mai et /ou que les ventes en direct via le site Signes et balises fonctionnent aussi très bien.

(NB : image jointe : le Corinthia, l’un des navires sur lesquels Nikos Kavvadias fut radiotélégraphiste durant des années. Ce cliché figurera sur la couverture du livre, on ne vous en dit pas plus pour l’instant…)

Anne-Laure Brisac – éditions Signes et balises
www.signesetbalises.fr