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"Poèmes d’après", suivi de" La route du sel" - Cécile A. Holdban

Recueil de poèmes publié en 2016 aux Editions Arfuyen

vendredi 23 décembre 2016 par Françoise Urban-Menninger

Il est rare qu’un éditeur, en l’occurrence Gérard Pfister, exprime son "saisissement" au bout de plus de 40 ans d’édition en soulignant "la simple évidence du texte"...On ne peut qu’adhérer à cette analyse en abordant les poèmes de Cécile A. Holdban qui sont d’une eau si limpide qu’ils semblent jaillir d’une source claire, celle de tous les possibles et de tous les commencements.

D’origine hongroise, Cécile A. Holdban nous fait redécouvrir notre propre langue avec ses images surgies de cette pleine clarté qui l’inonde et lui fait dire dans la postface de La route de sel : "Ce n’est pas nous qui écrivons les poèmes, ce sont eux qui nous écrivent".

Dans ce recueil à nul autre pareil, c’est la grâce qui nous porte et nous transporte d’un vers à l’autre, d’un poème à l’autre...
"-la grâce d’un geste pèse autant sur terre que la grâce des âmes", écrit-elle.
Et cette grâce se renouvelle au fil des mots, se déplie, se déploie, nous fait entrer dans la lumière du poème :
" Des feuilles, des mains jetées du ciel/ pour bercer/ notre entrée dans la nuit/ repriser/ secrètement le soleil/ aimer/ comme seuls les enfants savent".

Cette grâce se mue en prière, celle d’ "une prière aux arbres", en "danse du pollen" car Cécile A. Holdban nous le confie :"Là où mon âme me porte/ nul oiseau n’est jamais allé/ mon âme fend l’espace...".

Cet espace n’est autre qu’à l’intérieur de soi, c’est un entre-deux où "le silence/ porte parfois son sens" et qui nous fait tenir debout car "tout au fond,/ une eau rare tremble/ et nous articule".

Il est peut-être commun de dire que ce petit livre réveille la beauté du monde, voire le réenchante...Mais toutes les voix des poètes aimés, celles de Kathleen Raine, Janet Frame, Sylvia Plath, Edith Södergran et de bien d’autres se mêlent à celle de Cécile A. Holdban pour s’inscrire et transcrire ce que l’auteure appelle "le bleu des mots" :

"Si je mâche mes mots, longtemps, infiniment /
c’est pour qu’ils soient de l’eau/
c’est pour qu’ils soient liquides, qu’ils soient rendus au bleu/
c’est pour que tu y plonges
et que tu m’y retrouves"

Et c’est dans ce "bleu"que nous appréhendons, au bord de nous-mêmes et de l’infini "la mort scintillante des étoiles"...

Françoise Urban-Menninger



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