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Le mors au coeur d’Isabelle Poncet-Rimaud

Recueil de poèmes paru aux Editions du Cygne

vendredi 14 mars 2014 par Françoise Urban-Menninger

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Dans ce nouvel opuscule, il va sans dire qu’Isabelle Poncet-Rimaud "ouvre le poing des colères" afin "que tombe/ le cri froissé du coeur/ dans les eaux du renouveau". Cette "morsure" dont Monique Sacré, qui signe la préface de ce livre, nous dit qu’elle est devenue "aiguillon", nous éperonne au plus vif de l’âme sous la peau palpitante des mots.

Le mors au coeur nous ouvre "sur les entrailles du cri" et loin de brider ou de museler les paroles du poète, ce mors avive sa mémoire, réveille les souvenirs enfouis de l’enfance "des hautes herbes".

Surgissent alors des vers qui fulgurent en ramenant dans le subconscient d’Isabelle Poncet-Rimaud des bouquets de réminiscences tels "l’ivresse bourdonnée/ des chants multiples". Le poète y cueille et recueille ces précieuses et lumineuses sensations où se mêlent "les odeurs premières" qui font naître des images déjà en germe dans l’enfance : "Au tablier de tes heures/ gouttent le pain beurré/ et le cri d’hirondelle"

Mais bientôt les douleurs de l’enfance et celles de l’âge adulte se fondent, se confondent pour reléguer dans l’ombre "le bonheur d’être". La mort annoncée du père hante le poème et l’éclaire avec des mots justes et sobres, nés du plus intime de l’auteure qui nous conte la mort de son père, la sienne, la nôtre...

"Tu glisses de ta peau/ dans les plis froids du linceul./ Mais tes os, encore cliquettent/ et ton sourire sans vie/ dessine pour moi/ le masque anticipé/ que fixera bientôt/ ta mort...". Et d’ajouter et de répéter dans un autre poème "C’est ainsi.".

Car "le temps s’emballe" et "seule compte la coupe/ d’eau vive que tu offres/ à la soif de tes jours" et c’est indubitablement "cette soif" qui permet à Isabelle Poncet-Rimaud d’aller au plus profond d’elle-même pour puiser à la source de son être.

Françoise Urban-Menninger

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