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L’Art de déplaire - Paul Tojean, alias Eric Guillot

Poèmes parus aux Editions Brumerge

dimanche 18 août 2013 par Françoise Urban-Menninger

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Eric Guillot, journaliste au sein du journal Centre Presse et en charge de la rubrique poésie dans le magazine du dimanche, a choisi de signer son deuxième recueil sous le pseudonyme de Paul Tojean, n’en déplaise à d’aucuns ! Sous le titre volontairement provocateur "L’Art de déplaire", on découvre des textes dont Christophe Cathala nous affirme dans son avant-dire qu’ils n’ont " d’autre vocation que de séduire les amoureux de la poésie".

Le pari est indéniablement gagné et les photographies singulières de l’auteur donnent d’emblée le ton avec cette étrangeté pourtant familière qui nous renvoie aux frontières du subconscient et dans les terres immergées de notre inconscient. Des images surréalistes, oniriques, parfois baroques, intemporelles viennent hanter le poème et le débordent jusque dans notre imaginaire.
Mais dans le rêve, le cauchemar n’est jamais loin, ainsi on peut lire : "Une fille joue à la marelle avec des armes", plus loin on rencontre dans le même esprit "D’étranges volatiles poursuivis par des dieux démoniaques" car Paul Tojean nous le rappelle, ses poèmes ont le plus souvent partie liée avec l’actualité qui n’a rien d’un long fleuve tranquille !

Caustique, l’auteur se plaît à égratigner les philosophes qui sont les seuls capables de donner l’heure à une vieille femme ou mieux encore, il évoque nos maîtres à penser dans un boudoir ! C’est dire qu’il ne nous faut pas bouder notre plaisir à la lecture de ces poèmes incisifs finement ciselés dans lesquels l’auteur, sans en avoir l’air, nous délivre sa recette du bonheur.

Dans "Monde perdu", Paul Tojean nous confie sur le ton de l’aparté : "Tu savoures chaque grain de sable qui s’écoule du sablier/ Tu éternises l’instant", plus loin, il ajoute que "Les valeurs boursières sont en baisse" en qualifiant cet événement de " poudre aux yeux" et de conclure, solennel, avec une pointe de romantisme :" Moi j’écoute Berlioz en regardant la mer..."

Qu’ajouter à ce dernier vers ? Sinon que cet art de déplaire a tout pour nous plaire car Paul Tojean en se jouant des convenances qui ont cours sur ce qu’il appelle "l’échiquier des mondanités" fait un merveilleux pied de nez à une société en totale perte de repères. De quoi réjouir les pourfendeurs de mots pour lesquels "la plume est plus forte que l’épée" !

Françoise Urban-Menninger

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