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Quelqu’un vient, poèmes d’Henri Bihan

Recueil publié à Plozévet, édition La Griffe

samedi 10 juillet 2021 par Françoise Urban-Menninger

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Entre rêve et réalité, Henri Bihan entrouvre des brèches lumineuses qui retiennent le temps tout en dénonçant sa fuite inéluctable. "Les poussières du temps sont balayées", écrit-il ou encore "Revenir d’un temps battu par le temps" et de confier pourtant "Et tu reviens à l’endroit où les repères ne sont plus".

On l’aura compris, Henri Bihan est un passeur de mots mais aussi un voyageur qui traverse un temps immobile qui renvoie aux intuitions de l’instant. Entre ici, ailleurs, avant et maintenant, le poète possède l’art de faire jaillir des instants qui sont autant de sources éclairantes "L’air est un lieu/ Tu y places quelques instants, les plus anciens". Entre lui et lui-même, il instaure un dialogue dans un tutoiement qui associe le lecteur sur le ton de l’aparté.
Mais Henri Bihan de transcender ce temps immobile pour tenter d’appréhender l’infini...
"Le ciel est sans limite", affirme-t-il ou plus loin "Les pierres du voisinage parlent/ la langue de celui parti au loin/ derrière les nuages pâles, de l’horizon blême..."
Cependant le titre de cet ouvrage "Quelqu’un vient" nous ramène dans cet entre-deux où l’auteur évoque "l’appel du large" et l’idée "qu’un univers se reforme".
Et Henri Bihan d’entrer dans la pleine lumière du poème en nous offrant l’image éblouissante d’une "aube neuve, étincelante/ une source d’eau et de terre ne disparaissant jamais/ sur le front guéri des plaintes et des morsures".
La poésie d’ Henri Bihan lui permet sans nul doute de "s’éloigner pour chanter" !
Et le chant qu’il nous transmet n’est autre que la musique du poème qui flue et reflue "à la crête des vagues" car "Les lignes vont vers l’océan".
C’est ainsi que la voix du poète s’inscrit dans "La renaissance du jour", elle l’accompagne, elle la fait sienne pour la traduire en vers lumineux "Ton âme épouse le sort du jour", nous confie Henri Bihan et de signifier par ces termes que son âme se transmute, s’incarne dans le corps même du poème.
Et c’est bien en cela que la poésie répond à la définition donnée par le philosophe Gaston Bachelard "La poésie est une métaphysique instantanée".
Chaque poème d’Henri Bihan nous offre ce vacillement au bord du monde où l’instant d’un instant, dans un temps suspendu, nous ne sommes pas encore ce qui s’anéantit.

Françoise Urban-Menninger



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