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Feuilleter la mer, poèmes d’Albert Strickler

Editions du Tourneciel, collection l’Ecureuil

mercredi 20 novembre 2019 par Françoise Urban-Menninger

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Comme bien des poètes auxquels il rend hommage en les citant tels Michèle Finck, Baudelaire, Serge Wellens, Rilke, Bo Carpelan, Pierre Dhainaut ou Andrée Chedid, Albert Strickler succombe à l’appel de la mer et de ses sirènes pour nous en restituer "la lumineuse écume de l’âme" dans une conque de vers sertie de grâce et de lumière.

C’est ainsi que "la mer toujours recommencée", pour reprendre un vers de Paul Valéry, devient ce fabuleux livre à feuilleter...Dans une longue traversée du poème qui enroule ses vagues luminescentes au corps du texte, le poète "sabre le champagne des embruns", c’est alors à une fête toujours recommencée que le lecteur est convié. Il y croise "un cortège d’innombrables mariées", surprend "la jubilante trompette du soleil" , chavire à la vue de "...la grande déhanchée/ qui fait la danse du ventre fatale" mais s’interroge également avec l’auteur sur "le silence de Dieu"...
Car au sel de la mer se mêle celui d’une "grande vallée de larmes" et le poète d’évoquer "une fosse commune.../ pour toutes les douleurs du monde/ les cadavres de toutes les guerres".
Mais même si "la marée haute de la mélancolie" s’empare d’Albert Strickler avec cette angoisse qui perle au creux de chaque vague, la mer reste "une montagne qui danse" et le poète de poursuivre son voyage intérieur dans cette "errance" où il est, de par son existence et sa qualité d’écrivain, forcément "enraciné".
Et Albert Strickler de le crier et de l’écrire telle une éclairante évidence, il faut "ensoleiller ses nuits" avec "ses cris de lumière" ! Mais il appartient au lecteur de "...célébrer à l’envi/ la belle eucharistie de la mer" car le poète nous l’affirme "Chacun porte en soi les clés/ du coffre de son trésor".

Françoise Urban-Menninger

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