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Le Fils maudit - Seydou Koné.
vendredi 19 mai 2017 par Abdelali Najah

« Le Fils maudit » est un ouvrage évoquant une histoire vraie, réelle. C’est l’histoire de Tiacoh, un lycéen qui entretient une relation amoureuse avec la collégienne Akoua. Tiacoh met enceinte Akoua. A la naissance de Dieudonné, monsieur Béda chasse du domicile familial son fils Tiacoh pour son inconscience. L’obtention du baccalauréat par Tiacoh le réconciliera-t-elle avec son père Béda ? L’auteur Seydou Koné nous explique davantage : « Je n’ai pas vécu personnellement cette histoire. Mais celle-ci est l’histoire de l’un de mes amis de collège, lorsque nous étions en classe de 5ème. Mon ami a mis enceinte une fille. Son père, furieux, a refusé de payer sa scolarité et cet ami a fini par abandonner les études. En 2008, j’ai rencontré cet ami dans une ville, il faisait de petits boulots pour subvenir à ses besoins. » Ainsi, notre auteur a jugé utile d’écrire cet ouvrage, « Le Fils maudit », pour conscientiser non seulement les lycéens et lycéennes d’Afrique ; mais également tous les lycéens du monde sur le problème de la grossesse dans le milieu estudiantin. A noter que ces dernières années, les grossesses en milieu scolaire ont explosé en Afrique, en Europe, aux Amériques, en Asie…

Dans la pièce de théâtre, « Le Fils maudit », nous avons comme personnage monsieur Béda, ce pauvre instituteur qui fait d’énormes sacrifices financiers pour scolariser Tiacoh et ses sœurs. Le personnage de Tiacoh, ce lycéen inconscient, qui au lieu de se consacrer à ses études, va mettre enceinte Akoua. Il faut noter également Moularé, ce jeune élève qui va loger son ami Tiacoh dans son studio pour lui permettre de poursuivre ses études désormais assurées par sa mère. Le nom Dieudonné comme nom attribué au nouveau-né, a un sens profond. Dans le livre, monsieur Béda a fait savoir que son petit-fils ne méritait pas de porter le nom de Dieudonné. En d’autres mots, l’auteur a utilisé sciemment le nom Dieudonné pour désavouer la naissance du nouveau-né hors mariage. Les religions révélées, c’est-à-dire le Christianisme et l’Islam, ordonnent de procréer dans le mariage. « Sincèrement, je pense qu’il est mieux de procréer, faire les enfants dans le mariage. C’est ce qui est recommandé par Dieu, par ma religion, l’Islam, par la morale…. Adolescent, j’ai promis faire mes enfants une fois marié. Je ne juge pas ces personnes qui procréent hors mariage, mais je pense qu’il est bon, mieux d’avoir les enfants dans le mariage, » ajoute-t-il.
Il est coutumier dans les œuvres de Seydou Koné de traiter les maux de la société moderne. « Le fils maudit » traite ainsi deux grands thèmes notamment les grossesses à l’école et la cybercriminalité. Le thème principal du livre évoque les grossesses à l’école, ce mal qui détruit l’avenir de nombreuses lycéennes, collégiennes en Afrique et dans le monde. Dans certains pays développés, de nombreuses lycéennes et collégiennes interrompent parfois leurs études pour s’occuper de leur nouveau-né. Le second thème met en lumière la cybercriminalité. A ce propos, Seydou Koné nous raconte une anecdote : « Lorsque ma sœur aînée m’a offert mon premier ordinateur portable, je me suis rendu dans un cybercafé pour apprendre comment saisir mes manuscrits. Un samedi matin, je me rends dans ledit cybercafé. Ma surprise a été grande de constater qu’un enfant d’à peine quinze ans arnaquait un Européen sur internet ; et le gamin ne s’est pas gêné pour me dire qu’il venait de soutirer 2000 euros à l’Européen. Lorsque je suis sorti du cyber, j’ai jugé utile d’écrire un livre pour dénoncer la cybercriminalité qui prend de plus en plus d’ampleur dans le monde, surtout en Afrique. »

Dans « Le Fils maudit », Seydou Koné ne se contente pas seulement de dénoncer la cybercriminalité. Mais, il apporte surtout des solutions pour réduire, éradiquer la cybercriminalité qui détruit nos sociétés. « Le rôle de l’écrivain n’est pas uniquement de dénoncer, critiquer… mais l’écrivain doit aussi apporter des solutions aux maux de la société, » nous fait savoir notre auteur.

Seydou Koné est un écrivain engagé écrivant dans un style simple, accessible à tous les lecteurs. Certains écrivains dans son pays se disent qu’ils sont des auteurs hermétiques, leurs écrits sont difficiles à comprendre par une majorité de lecteurs ; et ces auteurs ont à peine vendu trente livres sur une année civile ; parfois, leurs livres sont refusés par les librairies. Sur les traces du talentueux écrivain ivoirien, Amadou Koné, son oncle, qui a conquis le monde avec son livre intitulé « Les Frasques d’Ebinto » et qui a débuté l’écriture de ce livre à l’âge de quatorze ans au lycée. Le style est simple, compréhensif, accessible à tous et toutes ; et l’histoire est non seulement universelle mais également atemporelle. Bien que le livre, « Les Frasques d’Ebinto », ait été publié il y a presque quarante ans, il demeure l’un des livres africains les plus vendus dans le monde. Mieux, l’ouvrage est inscrit dans les programmes scolaires de nombreux pays francophones notamment la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Tchad…

Entre les trois genres littéraires majeurs à savoir le roman, le théâtre et la poésie, le choix de Seydou Koné s’est porté sur l’écriture théâtrale dans « Le Fils maudit ». Lorsqu’il était à l’école primaire précisément en classe de CM2 à l’école primaire à Ayamé 2, il a joué dans des pièces de théâtre ; pièces de théâtre évoquant le planning familial. La première pièce de théâtre a été jouée à la maison du PDCI à Ayamé devant plus de 200 personnes. Cette pièce de théâtre, en dehors de la ville d’Ayamé, a été jouée à Aboisso, dans le village de Gnamienkro… Tous les élèves encadrés par l’instituteur, monsieur Tanoh, sommes tombés amoureux du théâtre. A quatorze ans, il disait régulièrement à son ami d’enfance Kunimboa N’Dri Daniel qui vit présentement à Ayamé qu’il écrirait des pièces de théâtre plus tard.

Afin d’expliquer davantage cette passion pour le théâtre, laquelle passion est née à l’école primaire à Ayamé 2, Seydou Koné nous disait : « J’ai jugé utile d’écrire (« Le Fils maudit ») en pièce de théâtre pour une simple raison. Dans le théâtre, vous avez des dialogues entre plusieurs personnages. Et le théâtre permet d’exprimer mieux les idées, les thèmes, les messages… qu’on veut véhiculer. »

Seydou Koné

Romancier, dramaturge, Seydou Koné est né en mai 1982 à Ayamé, dans le sud-est de la Côte d’Ivoire. Ecrivain précoce et éclectique, influencé dès son adolescence par son oncle, le célèbre écrivain Amadou Koné, Seydou Koné a publié son premier ouvrage à l’âge de vingt et un (21) ans. Traduit en anglais, en japonais et en espagnol, le roman « le Péché » est le plus traduit en Côte d’Ivoire. Mieux, Seydou Koné est l’écrivain ivoirien le plus traduit dans le monde.


Ouvrages

1-Le Péché, roman publié aux Nouvelles Editions Numériques Africaines ou NENA au Sénégal.
2-La Déchirure, théâtre publié à L’Harmattan édition en France
3- Le mariage interdit, théâtre publié au NENA au Sénégal
4-Le fils maudit, théâtre publié au NENA au Sénégal
5-The Sin, novel published by Authorhouse in USA
6- El Pecado, del libro, Casa Eolo, Espagne.



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